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Harcèlement scolaire : la maman du petit Charlie, 7 ans, s’explique sur la vidéo qui a été diffusée

Harcèlement scolaire : c’est un phénomène qui prend de plus en plus de place dans notre société. Le jeudi 8 novembre c’était la journée nationale contre le harcèlement scolaire. A cette occasion, Nabilla Benattia a raconté en larmes le harcèlement qu’elle avait subi il y a quelques années. D’ailleurs, il y a quelques jours, une vidéo alarmante avait ému la toile : celle du petit Charlie, 7 ans. Victime de harcèlement scolaire, il disait vouloir « rejoindre le bon dieu »… Une vidéo qui est devenue virale. Aujourd’hui, sa mère s’est confiée à l’Obs.
 

On l’a frappé, insulté pendant des mois

 

On vous racontait que TF1 avait diffusé un téléfilm Le jour où j’ai brûlé mon coeur, basée sur l’histoire vraie et touchante de Jonathan Destin, victime de harcèlement scolaire.

Concernant Charlie, sa mère a accepté de s’exprimer. « Nous avons enregistré ces images mi-octobre sur les conseils d’un ami de la famille qui est avocat. A l’origine, la vidéo n’était pas destinée à être postée », voici comment la maman de Charlie explique les images diffusées sur les réseaux sociaux. Elle affirme avoir tourné la vidéo « en derniers recours » alors que son fils se faisait harceler depuis plus d’un an dans son école privée. Elle a partagé cette vidéo avec une trentaine de ses amis Facebook, mais elle ne sait pas qui l’a partagée ensuite pour qu’elle se retrouve si virale. Toutefois, elle estime que ça peut servir à d’autres personnes et que le soutien virtuel pourrait apaiser les angoisses de son fils.

Selon L’Obs, le procureur Baptiste Porcher se dirigerait vers un classement sans suite de l’affaire. « L’emballement médiatique n’a pas de raison d’être. Il y a une différence entre le ressenti de l’enfant et la réalité judiciaire. L’enfant peut ressentir du harcèlement, ce qui génère un mal-être incontestable, mais les faits tels qu’ils ressortent de l’enquête ne suffisent pas à qualifier le harcèlement », a-t-il expliqué au journal.

Sandrine a déposé une plainte le 13 octobre 2018

La version de la mère de famille est claire : Ça a commencé l’année dernière, à la rentrée. Il revenait de l’école avec les lacets arrachés, son manteau déchiré. Il avait des bleus. Quand je lui demandais des explications, il me disait qu’il était tombé. Il n’avait plus d’appétit, me disait qu’il avait fait pipi dans sa culotte avant de partir à l’école, pour ne pas y aller. Elle décide alors d’alerter l’école en septembre 2017. Les parents des trois élèves désignés comme étant harceleurs par Charlie sont convoqués et les enfants punis.

De plus, des mesures d’éloignement entre les deux enfants auraient également été prises. « Les portemanteaux ont été placés à l’opposé dans le couloir, tout comme les tables en classe. […] Mais dès que la maîtresse a le dos tourné, mon fils se prend des coups », ajoute Sandrine. Pour elle c’est sur, la directrice fait de son mieux mais si l’école avait mieux géré le problème, son fils ne se ferait plus frapper. Elle poursuit : On l’a frappé, insulté pendant des mois. On lui a dit qu’il était con, qu’il était moche, on lui a craché dessus, on l’a humilié.

En revanche, pour le procureur, le mal-être de l’enfant est « sans proportion avec ce qu’il se passe à l’école ». Dans la plainte datée du 13 octobre 2018 figurent quatre faits de violence, étalés sur un an : coups de pied dans les hanches et coups de poing dans le dos. Cependant, la direction de l’école en audition n’a pas validé ces informations. « Le personnel éducatif a constaté des chamailleries entre enfants, des bousculades. Ce ne sont pas des violences de type coup de poing », détaille M. Porcher.

Suite à la vidéo, des internautes ont décidé de soutenir l’enfant en lui envoyant des messages.

De notre côté, on souhaite beaucoup de courage à ce petit garçon.

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?

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