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Le 21 Juil 2020 à 07:48 par Louisa Haddad

Seine-Saint-Denis : armé d’un sabre et d’un fusil, il fonce sur des fêtards

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Seine-Saint-Denis : un homme âgé de 32 ans a foncé, armé, sur un groupe de fêtards en hurlant « allah akbar ». C’est un automobiliste qui l’a percuté afin de le neutraliser.

Un homme fonce sur des fêtards

En mai dernier, on vous racontait qu’un homme avait poignardé sa voisine qui faisait du bruit avec des amis. Cette fois, la scène s’est déroulée au Blanc-Mesnil. Des fêtards s’étaient retrouvés dans la salle de réception de l’hôtel Ibis. Et ils ne se doutaient pas une seule seconde de ce qui les attendait en sortant de cette soirée. Un homme – âgé de 32 ans – s’est manifesté à plusieurs reprises. Pour quelles raisons ? Cela reste encore inconnu. Mais ce que nous savons c’est qu’il a d’abord menacé une personne avec un sabre, alors qu’elle quittait l’endroit avec un premier groupe de convives.

Puis vers six heures du matin, il a récidivé. Et ce, alors qu’un autre fêtard rentrait chez lui. Le moins qu’on puisse dire est que l’homme en question était déterminé. Puis, habillé en treillis, il a surgi des taillis où il s’était caché, vers sept heures du matin. Il comptait foncer de nouveau sur des personnes sortant de cette soirée, mais l’un d’eux a eu le réflexe de sauver ses amis. Il a donc percuté l’homme en voiture afin de le neutraliser. Dans la foulée, les autres ont sauté sur lui, l’ont frappé puis l’ont désarmé.

L’homme était armé d’un sabre et d’un fusil

Ivre et choqué, il n’a pas été blessé. L’homme n’a pas non plus opposé de résistance. Néanmoins, selon le parquet de Bobigny, l’agresseur en question avait sur lui « un sabre et un fusil semi-automatique ». Le fusil était approvisionné en munitions. D’ailleurs, suite à cela, les autorités ont réalisé une perquisition à son domicile à Villemomble et deux autres fusils ont été retrouvés. Il a été placé en garde à vue pour « violences volontaires avec arme, menaces avec arme, détention, port et transport d’arme ».

Toutefois, ce n’est pas une affaire qui relève de la section anti-terroriste. Et pour cause, comme le précise de le parquet de Bobigny : « Il a certes crié Allah akbar, mais n’a aucun antécédent judiciaire inquiétant et on n’a rien trouvé d’autre pour l’instant pouvant laisser penser à une radicalisation. On reste sur une affaire de droit commun car on se trouve face à quelqu’un de perturbé sur fond de très forte alcoolisation. Mais il n’en restait pas moins dangereux. Car une cartouche était chambrée dans son fusil semi-automatique. » Les enquêteurs et les services de renseignement essaient désormais de cerner l’individu et un examen psychiatrique va être réalisé.

Dans l’actualité, nous vous parlions également de ce policier qui s’est mis en scène sur Snapchat avant et après avoir tiré sur son voisin mais aussi de cette jeune femme de 18 ans décédée du Coronavirus.