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« C’était presque devenu une habitude » : les aveux glaçants d’une mère infanticide de Colmar

Colmar : on vous racontait qu’une fillette de 3 ans a survécu 6 jours seule après la mort de sa mère dans les toilettes de leur appartement. Cette fois c’est un tout autre fait divers qui fait la une. Le 18 juin a débuté le procès de de Sylvie H. à Colmar. Cette femme a procédé à cinq infanticides et a été reconnue coupable par la justice.

Une horrible histoire

Le mardi 18 juin a débuté le procès de Sylvie H. Et pour cause, cette femme a reconnu avoir tué cinq de ses nouveau-nés. L’histoire est atroce. En octobre 2003, un habitant du bois de Galfingue a trouvé quatre corps – trois filles et un garçon nés des mêmes parents – enterrés. La cellule Infanticides 68 a tenté durant quatorze ans de reconstituer tout le dossier. Cependant, ce n’est finalement qu’en 2017 que les gendarmes ont retrouvé la mère grâce à son ADN.

Mais sans surprise, la mère leur a lancé quand ils sont arrivés chez elle : « Je sais pourquoi vous venez ». Et là, selon Le Parisien, une autre découverte a lieu. En effet, chez elle, les enquêteurs découvrent le corps d’un cinquième nouveau-né dans une glacière. Elle a réussi à cacher tout cela à son mari, qui est décédé depuis mais aussi à ses proches qui n’ont rien soupçonné. Toutefois, d’emblée, elle a avoué avoir tué ces bébés à la naissance.

Il s’agirait de cinq ou six nouveau-nés, dont elle a accouché dans la nuit, aux toilettes. « Elle les plaçait sous une serviette pour ne pas les voir avant de les étrangler » comme ont expliqué nos confrères du Parisien.  « C’était un truc dans mon corps dont je ne voulais pas. Je ne peux pas vous dire pourquoi. Je les ai cachés dans un coin. C’était presque devenu une habitude. Une fois, deux fois, trois fois… » a-t-elle expliqué en garde à vue.

Son avocat compte alors plaider l’enfance difficile de cette mère de famille et les nombreux viols dont elle a été victime de la part de son beau-père. « Elle ne parvient pas à expliquer, elle ne comprend pas ce qui lui est arrivé et ce n’est pas une posture de défense », confie Me Roland Moeglen. En tout cas, elle risque aujourd’hui la prison à perpétuité.