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« J’étais tétanisé » : l’avocat de Nordahl Lelandais, glacé par la reconstitution du meurtre de Maëlys

Cette semaine est prévue la sortie du livre « Soit je gagne, soit j’apprends » aux éditions « Plon » d’Alain Jakubowicz, avocat de Nordahl Lelandais dont le procès est toujours en cours. Midi Libre a révélé quelques extraits dans sa parution de ce week-end, le témoignage de l’avocat donne des frissons dans le dos et reflète la reconstitution du meurtre de la petite Maëlys.

Alain Jakubowicz l’avocat du présumé meurtrier Nordahl Lelandais

Alain Jakubowicz, âgé de 66 ans n’en est pourtant pas à sa première affaire, mais celle-ci lui hérisse le poil. Au cours de sa carrière il a participé à de grands procès tels que ceux de Maurice Papon ou encore Klaus Barbie, procès dûs à l’Occupation. Il faut avoir les épaules solides pour plaider dans ce type d’affaires.

Pourtant, Alain Jakubowicz n’est pas au bout de ses peines, sa rencontre avec Nordahl Lelandais accusé du meurtre de la fillette de 8 ans et du caporal Arthur Noyer, ne va pas le laisser de marbre. Le profil de Lelandais le laisse dubitatif : « Il m’est apparu comme une sorte de paumé, fruit de notre époque et de notre société. En dehors de sa passion pour les chiens et les motos, rien ne semblait l’intéresser. Je l’ai interrogé sur ses centres d’intérêt. Le désert, ou presque. (…) À 36 ans, il avait à peu près tout échoué.« , résume l’avocat.

Une reconstitution sordide : « J’étais tétanisé » déclare l’avocat

Voici ce qu’explique l’avocat dans son livre au sujet de la reconstitution du meurtre :

« L’homme était devant nous. La petite fille remplacée par une grande poupée de chiffon. Tous les regards convergeaient vers l’habitacle de la voiture, cette Audi, seul témoin de ce qui s’était passé. Concentré, il savait ce qu’on attendait de lui. Il devait reproduire, le plus fidèlement possible, les gestes qui avaient été les siens dans ce véhicule à ce moment précis de la nuit. Ce à quoi nous assistâmes interloqua, j’en suis convaincu, tous ceux qui étaient présents. Pour ma part, je n’imaginais pas qu’il fût possible de porter les coups avec une telle violence dans la position dans laquelle il se trouvait. L’audience aura, le moment venu, à dire comment et pourquoi. pour l’heure, j’étais tétanisé. Je ne pouvais m’empêcher de penser aux parents de la fillette qui étaient à quelques mètres de moi »

Nordahl avait déjà choqué lors de son récit auprès de son co-détenu. Malheureusement, il n’a pas fini de faire parler de lui.

 

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